summer...

L’été, les confettis de soleil sur la table à travers les feuilles du cerisier, les soirées qui s’étirent et l’enfance qui se débobine sous mes yeux, comme c’est bon.

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Les enfants c’est le présent qui n’attend rien d’autre que le “maintenant”, les regarder remet toujours les choses dans leur ordre d’importance dans ma tête, à savoir : l’amour et la joie, tout le reste est finalement bien petit dans le grand ordre des choses.
J’ai terminé de lire l’oeuvre posthume de Jean D’Ormesson, son dernier livre qui commence par ces mots “Grâce à Dieu, je vais mourir” et durant lequel il s’efforce de creuser dans la science pour comprendre l’origine de notre monde, expliquer notre présence sur cette terre. Il s’y dévoile agnostique mais ne peut s’empêcher de titrer son ouvrage “Un hosanna sans fin” et de le terminer sur ces paroles “Si quelqu’un a laissé une trace éclatante dans l’esprit des hommes, c’est bien le Christ Jésus”. Ce livre m’a beaucoup touchée, la spiritualité faite de doutes et d’espoir qu’il y exprime résonne profondément en moi, ce besoin de tout expliquer mêlé au besoin de s’en remettre au Plus Haut sans questions : ma vie haha!

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4 ans...

Samedi dernier nous avons fêté les 4 ans de Charles, ce fut un jour tellement heureux, pour lui, et pous nous. Ce fut un jour un peu mélancolique aussi, j'ai senti le temps passer, m'échapper. Elliot m'a regardée alors qu'il enlaçait Charles dans ses bras et m'a demandé "combien de temps nous laissera-t-il encore le porter?"... De grands questionnements de parents... Fait-on bien? Est-il heureux? Et je regarde nos photos du weekend et je me dis que oui, on fait du mieux que l'on peut et une chose est sûre : il est heureux. Je me suis promis de continuer à savourer chaque jour et à faire des čâlins à mon petit garçon jusqu'à la fin de mes jours!
J'ai aussi retrouvé un texte que j'avais écrit il y a longtemps, je pense que Charles devait à peine avoir deux ans. J'avais envie de le partager ici...

Last Saturday we celebrated Charles' 4th birthday, it was a such a happy day, for him and for us. It was a little bit melancholic too, I felt time passing by, escaping. Elliot looked at me whilst holding Charles and asked "how much longer till he won't let me carry him in my arms anymore?"... Some big parents' questions... Are we doing good with him? Is he happy? And I look at all our pictures from the weekend and yes, we are doing the best we can and one thing I know for sure : he is happy. I promised myself to keep savoring each day and to never stop giving my little boy cuddles so long as I shall be on this earth!
I have also found something I had written a long time ago, I think Charles would have not been 2 years old yet... I have shared it in French below but I do not think I could translate to English to a level I would happy with, sorry!

" Et à l’instant, tu me piques mon stylo pour gribouiller tes chimères au coeur de mes mots.
Quand je vois le mordant avec lequel tu croques la vie, je me demande où est passé le miens. Comment ont donc fait toutes ces années pour dérober l’élan, le feu, la jouissance?
J’aime te regarder, te décortiquer avec les yeux, attarder mon regard sur les plis de ta peau, celui juste entre la main et le poignet, puis celui de ta nuque quand tu cherches au plus haut vers le ciel.

Tu es une couleur qui n’existe pas, un mélange d’étoile et de terre.

Sais-tu qu’il existe un Dieu? Moi j’en suis encore plus convaincue depuis le jour de ta naissance.

Et quand nous nous promenons tous les deux, dans un silence solennel et dans une connivence parfaite, nous écoutons ensemble le vent. Coeur contre coeur, mes bras fatigués t’encerclent pourtant toujours, et je marche pour nous. Tu reposes parfois ta tête sur mon épaule mais pas trop longtemps, le spectacle de verts tout autour est enivrant, il ne faudrait pas en perdre une goutte.

Depuis que tu es tout petit je te vois regarder les arbres, les grands rois, et je discerne du respect dans tes yeux, comme si tu avais déjà tout compris, la vie, cette terre, la création. Leur imposance t’a même parfois fait peur, c’est un gouffre un arbre quand on y réfléchit trop longtemps. J’ai mal d’imaginer ton esprit happé par les vérités qui nous ont à nous déjà échappé.

Te décrire reviendrait à te réduire, t’enfermer, alors que tout à ton sujet n’est que liberté.

Parfois, souvent, tu me vides. Ton besoin d’attention totale et indivisée suce mon énergie. Je n’ai rien le droit de faire à part t’accompagner dans tes jeux. C’est à ce moment que je perds pied à l’intérieur, que je me demande où j’ai disparu, je me cherche entre des rails de train en bois et des carottes en plastique. N’importe qui dirait alors, comme lors d’une répétition, qu’il faut profiter de chaque instant, qu’ils grandissent trop vite, qu’un jour je regretterai cette époque. Je le sais tout ça bien sûr, le présent me manque d’ailleurs déjà, le temps s’évapore sous mes yeux, mais les souvenirs d’un temps qui nous manque ne sont-ils parfois pas faits d’évènements enjolivés par le fil des années? On omet tel détail, on passe outre un autre, on se recréé une vérité qui n’a jamais vraiment existé comme telle.

Quand je repense à toi nouveau né je sais que tu pleurais, hurlais, sans relâche, jour et nuit. Je le sais, mais si je fouille ma mémoire, je ne le vois plus. Je vois seulement le bébé endormi de tout son poids contre mon coeur, le bébé dans mes bras enkylosés, le petit corps si doux, si neuf et si fragile. Je ne vois rien d’autre, je ne veux rien voir d’autre."

 

Breakfast, slow living

I am not very into Christmas this year, I have a lot of projects on the go and I almost feel as if my mind is refusing to add an extra thing to the list! So I am trying to take it slow wherever I can. Restructuring my work week has already made daily life a whole lot easier.

Je ne suis pas vraiment dans l'excitation de Noël cette année, j'ai beaucoup de projets en cours et j'ai comme l'impression que ma tête qu'une chose de plus s'ajoute à la liste! Alors j'essaye de prendre les choses doucement là où je le peux. Restructurer ma semaine de travail a déjà énormément changé le quotidien.

This morning both Charles and I slept in... we had breakfast together at 10.30 which has made this Monday feel like an extra Sunday. We spent a couple of hours at the table, chatting, eating, listening to music and I even managed to get ahead on some work whilst Charles was playing next to me. These days are so good (and very rare let's be honest!) and give me a greater appreciation of school only starting at age 5 in New Zealand.

Ce matin Charles et moi avons tous deux fait la grasse mat... nous avons petit déjeuné ensemble vers 10.30, transformant ce lundi en dimanche supplémenatire. Nous avons deux bonnes heures à table à discuter, manger, écouter de la musique et j'ai même réussi à avancer un peu sur mon travail pendant que Charles jouait à côté de moi. Ces jours là sont trop bons (et très rares soyons honnêtes quand même!) et me donnent une appréciation supplémentaire au fait que l'école ne commence qu'à 5 ans en Nouvelle Zélande.

I hope I can keep this gentle slow pace throughout December, I am keen to have a more spontaneous approach this season and do things as they come rather than plan too much. We do not have a Christmas tree yet and I am not even freaking out about it! How times change!
Anyway... this morning was rad and inspired me, I wanted to capture it here.

J'espère réussir à garder ce rtyhme lent et doux tout le mois de Décembre, j'ai envie de faire les choses de façon plus spontanée cette saison plutôt que de trop planifier nos activités. Nous n'avons pas encore notre sapin de noë et ç ne me stresse même pas, les temps changent!
Bref... ce matin était un beau moment qui m'a inspiré etque je voulais capturer ici.