Balade d'hiver

Après avoir laissé ma petite famille il y a de cela quelques samedis pour visiter le salon Playtime à Paris, on avait tous bien envie de se retrouver tranquillement ensemble le dimanche.
Et puis comme ça faisait un grand bail que je n’avais pas pris de photos juste pour le plaisir, j’ai embarqué mon appareil quand on est parti se balader dans les champs à la première éclaircie.

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Rien de tel que l’air frais pour relâcher la pression, oublier ses contrariétés et aller de l’avant. En ce moment je lis un livre magnifique sur l’analyse faite par un psychiatre des camps de concentration qu’il a lui même vécu. J’y ai noté ce passage qui raconte les paroles d’une mourante quelques jours avant sa mort :
"En pointant à travers la fenêtre de la baraque, elle dit, “Cet arbre là est le seul ami que j’ai dans ma solitude.” À travers cette fenêtre elle ne pouvait voir qu’une seule branche du châtaigner, et sur la branche il y avait deux fleurs. “Je parle souvent à cet arbre,” me dit-elle. J’étais surpris et ne savais pas exactement comment prendre ses paroles. Etait-elle sous l’emprise du délire? Avait-elle des hallucinations occasionnelles? Anxieusement je lui demandais si l’arbre répondait. “Oui.” Que lui disait-il? Elle répondit, “Il m’a dit, ‘Je suis là - Je suis là - Je suis la vie, la vie éternelle.’” (Man’s Search For Meaning, Viktor E. Frankl)
Cette lecture m’a tellement touchée parce que c’est le même effet d’apaisement que je ressens quand je regarde un arbre et la nature en général, la toute puissance, l’éternité, et ça me requinque à chaque fois.

Il n’aura d’ailleurs fallu que quelques minutes pour nous confronter à la puissance de la nature puisque partis sous le soleil c’est en courant sans la grêle que nous sommes rentrés nous réchauffer autour d’un chocolat chaud…

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